L'organisation de la Tour de Garde a interdit la célébration des anniversaires, en prenant comme ‹‹ base biblique ›› Genèse 40:20-22. À leur avis, le mot anniversaire (jour de naissance) apparaît dans la Bible uniquement en référence à Pharaon d'Egypte et au roi Hérode de Galilée.

On peut voir cet enseignement dans leurs livres :

Ainsi, bien que la célébration d'un anniversaire de naissance paraisse fort innocent, à vrai dire elle glorifie une créature, attirant sur elle l'attention, au lieu de diriger celle-ci vers le Créateur. Il convient de noter aussi que les seules célébrations d'anniversaires de naissance mentionnées dans la Bible sont celles d'un pharaon d'Egypte et d'Hérode Antipas, tous les deux adeptes de fausses religions (Genèse 40:20-22; Matthieu 14:6-10). Quel fut, à cet égard, le comportement des premiers chrétiens ? L'historien Neander (p.190) nous dit: "La célébration d'anniversaires était une notion tout à fait étrangère aux conceptions des chrétiens de cette période." Ils évitaient de telles célébrations parce qu'elles sont d'origine païenne. De nos jours, quiconque désire sincèrement plaire à Dieu se gardera de pratiquer des coutumes qui glorifient une créature ou sont issues de la fausse religion. - Jean 5:44.

Source : La vérité qui conduit à la vie éternelle, page 146, page 147 + cover

 

canon

 

Voici les 2 passages Bibliques en question :

Anniversaire de pharaon :

‹‹ Or, le troisième jour, c’était l’anniversaire de la naissance de Pharaon ; il fit alors un festin pour tous ses serviteurs et il éleva la tête du chef des échansons et la tête du chef des panetiers au milieu de ses serviteurs. 21 Il fit donc retourner le chef des échansons à son poste d’échanson, et il continua de mettre la coupe dans la main de Pharaon. 22 Mais le chef des panetiers, il le pendit, comme Joseph le leur avait interprété. ››

Genèse 40:20-22 - TMN  

Voir le contexte

Anniversaire d'Hérode :

Mais, comme on célébrait l’anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa à cette occasion et plut tellement à Hérode 7 qu’il promit avec serment de lui donner ce qu’elle demanderait. 8 Alors, sur le conseil de sa mère, elle dit : “ Donne-moi ici sur un plat la tête de Jean le Baptiste. ” 9 Bien qu’attristé, le roi, à cause de ses serments et de ceux qui étaient étendus à table avec lui, ordonna qu’on la [lui] donne ; 10 et il envoya décapiter Jean dans la prison.

Matthieu 14:6-11 - TMN  

Mais un jour opportun arriva lorsqu’Hérode, à l’anniversaire de sa naissance, offrit un repas à ses hommes de haut rang, aux commandants et aux principaux personnages de la Galilée. 22 Et la fille de cette même Hérodiade entra, dansa et plut à Hérode et à ceux qui étaient étendus à table avec lui. Le roi dit à la jeune fille : “ Demande-moi tout ce que tu veux, et je te le donnerai. ” 23 Oui, il le lui jura : “ Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, jusqu’à la moitié de mon royaume. ” 24 Et elle sortit et dit à sa mère : “ Que dois-je demander ? ” Elle dit : “ La tête de Jean le baptiseur. ” 25 Aussitôt elle entra en hâte chez le roi et fit sa demande, en disant : “ Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. ” 26 Bien qu’il en fût profondément attristé, le roi cependant ne voulut pas la repousser, à cause des serments et de ceux qui étaient étendus à table. 27 Le roi donc envoya aussitôt un garde du corps et lui ordonna d’apporter sa tête. Et [le garde] s’en alla le décapiter dans la prison 28 et apporta sa tête sur un plat, et il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.

Marc 6:21-28 - TMN  

 

zigzag

 

Point de vue des témoins de Jéhovah :

Tous 2 étaient des païens et tous 2 firent périr quelqu'un le jour de leur anniversaire
Puisque la Bible ne relate pas l'anniversaire d'hommes de foi, mais seulement celui d'hommes impies (selon le raisonnement de la Tour de Garde), les témoins de Jéhovah ne sont pas autorisés à fêter des anniversaires non plus.

On n'a pas en tant qu'individu à tirer ses propres conclusions.

Point de vue biblique :

1) N'oublions pas que dans le cas de Joseph, pharaon executa le chef des panetier certe, mais son échanson fut libéré et élevé aux yeux de tous à l'occasion de son anniversaire.
Cette décision de Pharaon fut prononcée, et la sentence de mort fut justement appliquée, puisque Dieu lui-même la confirma par l'interprétation du songe transmise à Joseph.

2) Concernant le cas d'Hérode, si vous lisez tous les mots rapportés en Matthieu 14:9 il est écrit que "Le roi fut attristé", celui qui était à l'honneur, celui dont on fêtait l'anniversaire de naissance, fut attristé par ce qui se passait.
Cet état d'âme du roi est purement et simplement escamoté par la Watch Tower, qui préfère le remplacer par un habituel " (...) ".
Hérode ne voulait sûrement pas la mort de Jean le Baptiste, mais il avait promis sous serment de satisfaire n'importe quelle demande de la fille d'Hérodiade.
Il était coutume de ne pas revenir sur une promesse.

ballon

Il est exact que le mot anniversaire, jour de la naissance, n'apparaît pas dans la Bible qu'associé avec Pharaon et Hérode, dans la plupart des traductions. Cependant les Ecritures relatent la célébration de fêtes dans des familles qui craignent Dieu.

Dans Job 1:4, il est dit de la famille du patriarche :

‹‹ Ses fils allaient faire un banquet à la maison de chacun (d'eux), à son jour; et ils envoyaient inviter leurs 3 soeurs à manger et à boire avec eux.

Job 1:4 - TMN  

‹‹ à son jour ›› : il est clair que cette expression se réfère à l'anniversaire de chacun, car nous lisons un peu plus loin : ‹‹ Après cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance. Il prit la parole et dit : Périsse le jour où je suis né... ›› (Job 3:1-3, TMN). Une paraphrase explique cette idée de la manière suivante :

Tous les ans, lorsque chacun des fils de Job fêtaient son anniversaire, il invitait ses frères et soeurs à venir le célébrer avec lui dans sa maison. A l'occasion de ces festivités, ils mangeaient et vivaient des instants de gaieté. Lorsque ces fêtes prenaient fin...

La traduction de la Société de la Tour de Garde révèle même que la naissance de Jean-Baptiste fut fêtée, car selon la prédiction de l'ange à Zacharie :

‹‹ Il y aura pour toi de la joie et de l'allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance ››

Luc 1:14 - TMN  

Si la naissance de Jean fut un sujet de réjouissance et si les enfants fidèles de Job célébraient leur anniversaire, le fait que Pharaon et Hérode aient également fêté le leur ne saurait logiquement constituer la base d'une interdiction faite aux chrétiens d'aujourd'hui de marquer des anniversaires.

Si l'on veut partir du principe que tout ce qui est consigné dans les Ecritures à sa raison d'être (2 Tim. 3:16-17), on se demande pourquoi l'apôtre Paul n'a pas explicitement ou même implicitement condamné ou tout au moins déconseillé les anniversaires de naissance ?
En fait, c'est tout le contraire qu'il énonce dans sa lettre aux Colossiens chapitre 2, verset 16 :

"Que personne ne vous juge donc sur le manger et le boire, ou à propos d'une fête ou de l'observance de la nouvelle lune ou d'un sabbat".

Colossiens 2:16 TMN  

Il faut noter que des exègètes de l'Ancien Testament soulignent que Job chapitre 1 verset 4 se réfère vraisemblablement aux fils et filles de ce dernier qui s'étaient réunis pour célébrer "leur jour" ou leur anniversaire de naissance.

Bien que cette interprétation soit actuellement rejetée par les Témoins de Jéhovah, leur fondateur, Charles Taze Russell, y croyait. Dans ses commentaires du scénario du "Photodrame de la Création", il écrit :

"Job était riche, honoré et dans une situation prospère ... un coup de tonnerre frappa la maison dans laquelle ses fils et ses filles fêtaient un anniversaire ...".

Source : Photodrame de la Création - 1914 - page 52

Job1

Job2

N'oublions pas que la vie entière des Hébreux était jalonnée de commémorations. Les fêtes qui se répétaient chaque année n'étaient autre que des anniversaires d'une toute première célébration qui avait été instituée à une certaine période de leur histoire. Même des anniversaires non ordonnés par Dieu furent instaurés. Notons la fête de Purim qui commémorait une terrible razzia meurtrière opérée sur les ennemis d'Israël, fête au cours de laquelle on s'échangeait des cadeaux (ou des portions (!), comme le traduit la TMN). - Esther 9:5, 20, 22, 25.

D'autre part, ce n'est pas parce que les nations païennes célébraient entre autres la fête des moissons dans le culte des faux dieux, qu'Israël hésita un seul instant à célébrer le même genre de cérémonie. - voir Juges 9:27 et Exode 23:16.

Est-ce mal de se réjouir, de se rappeler de ce merveilleux moment, celui où le Créateur, Source de toutes choses, nous a donné la vie ? La naissance est un temps pour louer Dieu (Ruth 4:3 - 16), un temps pour se réjouir (Luc 1:14, 57, 58), un temps où la tristesse s'efface parce qu'un homme est né dans le monde, disait Jésus (Jean 16:21).
La naissance du Sauveur ne fut-elle pas une cause d'exultation, de chants dans le ciel ? (Luc 2 : 10).

Mais l’ange leur dit : “ N’ayez pas peur, car voici que je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie que va avoir tout le peuple, 11 parce qu’il vous est né aujourd’hui un Sauveur, qui est Christ [le] Seigneur — dans la ville de David.

Luc 2:10-11 - TMN 

 

 

Rappelons que les témoins de Jéhovah célèbrent également un anniversaire. Voici ce qui est écrit dans leur livre "La vérité qui conduit à la vie éternelle, page 80"

Toutefois, chaque année, à l'anniversaire de la mort du Christ, les quelques membres du "petit troupeau" encore sur la terre célèbrent la Commémoration de sa mort. Conformément aux instructions de Jésus. ils participent au pain sans levain et au vin rouge, c'est, à-dire aux symboles représentant la chair et le sang que Jésus donna pour le genre humain.

Source : La vérité qui conduit à la vie éternelle, page 80 + cover

 

Ce fait est confirmé par plusieurs dictionnaires :

Dictionnaire de Philologie sacrée de Migne - Tome 1 - colonne 275 - 276 -->

Migne


Dictionnaire des Dictionnaire de Paul Guérin - Tome 1 - Page 339, 3ème colonne -->

Guerin

Dictionnaire Littré – 1873 – Tome 1 - Page 150 -->


Littre

 

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Laissons parler un autre périodique, le "Réveillez-Vous !" du 8 janvier 2000 (article :"Un point de vue équilibré sur les coutumes" - page 27).

"Lorsqu'il décidera s'il suivra ou non une telle ou telle coutume, un chrétien devra surtout se demander : Quel est selon la Bible, le point de vue de Dieu ? ... que penser des coutumes autrefois liées à des pratiques discutables, mais qui a présent font surtout partie des convenances ? Par exemple, bien des coutumes observées lors des mariages, y compris l'échange d'alliances et le partage d'un gâteau, ont peut-être des origines païennes. Faut-il en conclure que les chrétiens doivent les rejeter ? Les chrétiens doivent-ils examiner à la loupe chaque coutume pour s'assurer qu'elle n'a pas eu de côté condamnable quelque part ou à une époque ? Paul écrit que "là où est l'esprit de Jéhovah, là est la liberté". (2 Corinthiens 3:17; Jacques 1:25). Dieu veut que nous usions de cette liberté non comme une occasion pour satisfaire des désirs égoïstes, mais pour exercer nos facultés de perception à distinguer et le bien et le mal (Galates 5:13; Hébreux 5:14; 1 Pierre 2:16). Par conséquent, dans les domaines où les principes bibliques ne sont pas transgressés, les témoins de Jéhovah n'établissent pas de règle rigide. Chaque chrétien doit plutôt réfléchir aux tenants et aux aboutissants, puis prendre une décision personnelle."

Questions :

1. En Genèse 40:20-22 et en Mathieu 14:6 à 10, où les principes bibliques sont-ils transgressés ?
Pharaon n'est pas un Hébreu, Hérode n'est pas un chrétien, donc ils ne peuvent transgresser des principes bibliques, puisqu'ils n'y sont pas soumis.

2. S'il est vrai que les premiers chrétiens préféraient ne pas se mêler aux fêtes orgiaques des Romains et donc, semble-t-il, ne célébraient pas les anniversaires de naissance parce qu'ils étaient trop étroitement liés au culte des divinités de l'époque, pourquoi se référer aux premiers chrétiens lorsque le "Réveillez-Vous !" dit : "Les chrétiens doivent-ils examiner à la loupe chaque coutume pour s'assurer qu'elle n'a pas eu de côté condamnable quelque part ou à une époque ?"

 

Les anniversaires

Les différents anniversaires, de naissances, de mariages, les fête des mères, des pères, la nouvelle année, etc.., ont des valeurs culturelles, sociologiques. Chacun doit se sentir libre de les fêter ou pas (voir Rm 14:5-6). s'ils ne sont pas contre les principes bibliques, et si cela est fait dignement, pour la gloire de Dieu, rien n'interdit leur célébration. Actuellement, ils n'ont pas la même signification que dans le passé.
Par exemple, lorsqu'on célèbre la naissance des amis, ou de nos enfants, on ne les adores pas, ou on ne les vénère pas. C'est simplement une pensée témoignant de l'amour et de l'attention envers la personne concernée. Ce n'est pas parce que les païens ont abusé de ces fêtes qu'il faut les bannir définitivement ! Cela ressemblerait à l'interdiction du mariage parce qu'il y a des abus et des divorces ! Les âges des serviteurs de Dieu du temps passé ne pouvaient pas être calculés s'ils n'avaient pas pris en considération le jour de leur naissance (Gn 5:32; 7:11; 11:10-26). Comme la Bible le dit, la naissance d'un enfant est bien un sujet de joie et de bonheur (voir Lc 1:57-58; 2:9-14; Jn 16:21).
La Bible n'interdit pas de fêter les anniversaires, si on le fait pour la gloire de Dieu. Comme l'apôtre Paul le dit :

Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

1 corinthiens 10:31 - TMN  

 

Faut-il rejeter les fêtes parce qu'elle ont une origine païenne ?

C'est un argument bien faible, car notre vie est remplie de traces de pratiques païennes. Les noms de certains jours de la semaine et de quelques mois proviennent du paganisme. Les anniversaires de mariage, l'échange des alliances le jour du mariage, le voile de la mariée, mettre les fleurs sur la tombe, différents symboles dans le monde des affaires, etc. sont souvent d'origine païenne. Devons-nous nous retirer de tout, et nous créer une sorte de vie monastique ? Devons-nous nous engager à une recherche continuelle, pour trouver les traces de paganisme, afin d'éliminer de nos vies, comme les Pharisiens, qui passaient leur temps à déterminer ce qui était pur ou impur ?
Bibliquement et logiquement, nous devons nous occuper du sens ou de la signification actuelle des fêtes, et non de leur origine. La SDTJ le reconnaît aussi lorsqu'elle déclare :

De quoi le chrétien doit-il se soucier en premier lieu ? Non pas de ce que tel ou tel motif a pu symboliser il y a des milliers d'années, ou de quelle façon on le considère à l'autre bout du monde, mais plutôt de la signification qu'il a pour les gens avec qui il vit.

Puisque le faux culte emploie toutes sortes d'images, nous trouverions, en prenant le temps nécessaire pour faire des recherches approfondies, une mauvaise utilisation derrière chaque motif qui nous entour. Mais à quoi bon ? Ne serait-il pas se tracasser en vain ? Serait-il la meilleure façon d'employer notre temps ?".

Source : Réveillez-vous!, 22 avril 1977, apges 12, 14, 15

C'est ce que nous faisons avec les fêtes chrétiennes comme Noêl, Pâques, et les différents anniversaires. Nous ne cherchons pas leur sens à leur origine, mais ce qu'elles signifient pour les gens d'aujourd'hui. Noël a-t-il la même signification aujourd'hui que pour les anciens païens ? Adore-t-on encore aujourd'hui le soleil ? on peut poser les mêmes questions pour Pâques et les autres fêtes ou anniversaires. La réponse est non ! Sur ce principe, la SDTJ permet aussi de porter des alliances, pour monter qu'on est marié, selon la signification actuelle. Pourtant, on sait que c'est une pratique païenne.