Un signe distinctif, connu des témoins de Jéhovah, est leur insistance répétitive à appeller Dieu "Jéhovah". Connaître ce nom, l'utiliser, est une condition du salut et de l'exaucement des prières. L'utilisation de ce nom est aussi pour eux une caractéristique de la vraie religion de sorte que ceux qui n'adorent pas Dieu avec le nom "Jéhovah" ne font pas partie du peuple de Dieu, et par conséquent, sont des apostats (Vivre éternellement, pages 44 et 185; Comment raisonner, page 386). Dans l'Appendice de la TMN, ils iront jusqu'à affirmer que lorsque "des traducteurs écartent de leurs textes le nom personnel de Dieu, ils outragent l'Auteur divin des Saintes Ecritures" (p.1642). Les TDJ affirment également qu'ils ont été chargés par Dieu de porter et de faire connaître ce nom "Jéhovah" à toute la terre (Que ton nom soit sanctifié, p. 10). Nous sommes d'accord pour dire que Dieu a un nom personnel, révélé dans la Bible. Mais concernant sa prononciation et son utilisation, nous divergeons complètement de la SDTJ.

D'abord, précisons que la prononciation "Jéhovah", utilisée couramment par les TDJ, ne se trouve jamais sous cette forme dans la Bible. Il est employé environ 7000 fois dans l'Ancien Testament, avec les 4 consonnes YHWH, désignées par Tétragramme (tétra:quatre, gramme:lettre). En confondant YHWH et Jéhovah dans ces publications, la SDTJ crée sournoisement l'impression que c'est sous la forme "Jéhovah" que le nom divin se trouve environ 7000 fois dans les écrits hébraïques. Elle écrit maintes fois que Dieu s'appelle JEHOVAH. Par exemple, dans le livre "Ecoutez le grand enseignant" écrit pour les enfants, la SDTJ essaie d'ancrer dans les esprits des petits enfants ce qui suit concernant le nom divin :

Sais-tu quel est ce nom ? - Dieu lui-même nous l'a révélé. Il a dit "Je suis Jéhovah. C'est là mon nom."Dieu s'appelle donc JEHOVAH.- Isaïe 42:8... Comme Jésus savait que "Jéhovah" est un nom très important, "il a dit à ses disciples de l'utiliser. Même dans leurs prières... Tu vois, ça signifie que Dieu gardera le nom "Jéhovah". Jamais il n'en changera. Il veut qu'on le connaisse pour toujours sous ce nom: Jéhovah Aimerais-tu ressembler à Jésus ? Alors dit aux autres que le nom de Dieu est Jéhovah... Comment peut-on montrer à Jéhovah qu'on l'aime ?- Tout d'abord, en cherchant à le connaître comme on connait un ami. Et ensuite, en disant aux autres comment il s'appelle.

Source : Ecoutez le grand enseignant, pages 26,-28, 30-31 + cover

Mais cette interprétation est tout à fait fausse et trompeuse car dans les écrits hébraïques, le nom divin ne se trouve jamais sous la forme "Jéhovah" mais comme "YHWH". De plus, Jésus-Christ n'a jamais utilisé le nom "Jéhovah" et il n'a jamais demandé à ses disciples de l'utiliser dans la vie courante et dans leurs prières. Même les prophètes et le peuple d'Israël n'ont jamais prononcé ce nom comme "Jéhovah". Dire que Dieu veut qu'on le connaisse sous le nom "Jéhovah" et qu'on montre notre amour envers lui en disant aux autres comment il s'appelle sont des déformations évidentes de la vérité biblique. Alors une question se pose; si "Jéhovah" ne se trouve pas dans la Bible d'où vient cette prononciation ?

L'origine de la prononciation de "Jéhovah"

Les Juifs, environ quatre cents ans avant Jésus-Christ, en s'appuyant sur le troisième commandement "tu n'utiliseras pas le nom de Dieu en vain", avaient commencé à ne plus prononcer le nom divin (Voir Exode 20:7). L'utilisation de ce nom était strictement interdite dans le temple, dans les synagogues ou ailleurs (Seul le grand prêtre pouvait l'utiliser dans des célébrations spéciales). Chaque fois, lorsqu'ils lisaient les écrits sacrés et qu'ils rencontraient le tétragramme YHWH, ils disaient à haute voix "Adonaï" ou "Elohim". Progressivement l'utilisation du nom divin est mise de côté et ainsi la prononciation exact de YHWH a disparu, au point qu'aujourd'hui personne ne connaît la prononciation exact de ce Tétragramme. Les spécialistes, sans être dogmatiques, pensent que la prononciation "Yahweh" est la plus proche de la forme originale du nom divin. D'autres se penchent sur les prononciations comme Yahwe, Yahou, ou Yahouah. Mais, concernant la prononciation "Jéhovah", presque tous les spécialistes sont d'accord pour dire qu'il est le produit d'une erreur linguistique. Il est né par le mélange des voyelles d'Adonaï avec les consonnes YHWH. Beaucoup de TDJ ne connaisse pas cette vérité. Ceux qui la connaissent essaient de ne pas trop parler.

Comme mentionné, chaque fois que les Juifs rencontrent le nom divin, ils le prononcent "Adonaï" et "Elohim". Par la suite, les voyelles de ces 2 noms substantifs ont été superposées au Tétragramme, comme un rappel qu'il faut dire à chaque fois "Adonaï" ou "Elohim".
Selon cette règle, les voyelles d'Elohim (e o i) et celui d'Adonaï (e o a) ont été écrite sur les consonnes du tétragramme YHWH. Mais vers l'année 1100 ap. J.C., les chercheurs, les Massorètes ne comprennent pas la signification de cette façon d'écrire, intercalant les voyelles de ces noms substantifs entre les lettres qui constituent le nom divin YHWH. Ainsi avec les voyelles d'Elohim, on a obtenu la prononciation de YeHoWiH, et avec celui d'Adonaï YeHoWaH. L'emploi "Yéhowih" n'a pas eu trop de succès, mais "Yéhowah" est devenu rapidement d'un usage courant.

Jéhovah est un nom hybride, résultant du mélange des consonness YHWH et des voyelles de Adonaï, un terme de substitution.

Source : Nouveau dictionnaire Biblique Emmaüs

Voilà l'histoire brève de la naissance de la prononciation "Jéhowah". Dans l'Auxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible, à la page 772, la SDTJ reconnaît cette vérité mais n'en parle trop dans ses publications.

Nous rencontrons pour la première fois la prononciation "Jéhovah" en 1270 ap J.-C. dans un livre catholique, intitulé Pugeo Fidei. Mais au début du 19ème siècle, grâce aux recherches de spécialistes tels que Driver, Thierry et Alfrink, cette erreur est mise en évidence et est corrigée. C'est pourquoi en dehors de la traduction de la SDTJ, presque toutes les traductions modernes de la Bible n'utilisent pas "Jéhovah". La SDTJ continue d'employer cette prononciation tout en sachant que c'est erroné.

Voici son seul raisonnement : "Jéhovah" est la forme utilisée depuis des siècles et la plus largement répandue :

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Source : Vivre éternellement, page 43

Pourtant, c'est une attitude bien contradictoire pour une organisation qui rejette énergiquement la tradition chrétienne, et puis s'appuie sur celle-ci pour justifier son emploi de la prononciation Jéhovah, qui provient de "chrétien".

Dans la traduction de la Bible "André Chouraqui", lorsque le tétragramme sacré se trouve dans l'Ancien Testament, le traducteur y ajoute toujours au-dessus, en petites lettres, le nom Adonaï, de telle sorte que le lecteur lit toujours : IHVH-Adonaï.

Le fait de n'écrire que les consonnes d'un mot en y intercalant les voyelles d'un autre, peut pour ceux qui n'en connaissent pas la raison, prêter à confusion, mais également conduire à certaines aberrations. J'en veux pour preuve l'illustration que Pierre Oddon en donne dans son livre "Les Saintes Ecritures du Monde Nouveau. Une falsification", pages 37, 38 :

Supposons un texte qui raconte l'histoire d'un nommé Bonneau.
A la manière hébraïque, nous ne notons que les consonnes : "BNN". Quand on rencontre ces lettres dans le texte, craignant de prononcer ce nom, on le remplace par un terme de substitution, savoir son prénom : Lazare. Donc chaque fois qu'on rencontre "BNN", on lit "Lazare".
Pour ne pas oublier cette substitution, on note sous les consonnes "BNN", les voyelles du mot " Lazare " : "a a e".
Les initiés sauront qu'ils sont en présence de 2 noms :
...Le vrai nom : "Bonneau".
...Le nom de substitution, tout en voyelles : "Lazare".
Les profanes ne connaissant pas l'histoire de cette double transcription, intercalent les voyelles du nom de substitution entre les consonnes du vrai nom et lisent : "BaNaNe" !

Dans la rubrique : "Les noms divins dans la Bible" p. 2 415 de la Bible Chouraqui, l'auteur précise ceci : IHVH serait, d'après Exode 3:13-15, le nom propre du Dieu d'Israël. Il est impossible de savoir comment ce nom était prononcé à l'époque Biblique. Depuis longtemps, il a été considéré comme ineffable et à été remplacé dans la lecture biblique par celui d'Adonaï. A une époque récente, on a risqué de le lire : Yahvé ou Yahweh. Cette lecture s'est rapidement répandue sans être solidement fondée. Le nom imprononçable garde aussi le secret de sa signification : "Celui qui est...était, sera" ou "Celui qui fait être".

Les témoins de Jéhovah reconnaissent que le terme "Jéhovah" est né par accident :

Ce fut un moine dominicain espagnol, Raymundus Martini, qui transcrivit le premier le nom divin sous la forme " Jéhovah ". Témoin son livre " Pugeo Fidei " qui fut publié en 1270.

Source : La Tour de Garde, n°9, 1980, page 11 + cover

A l'origine, l'hébreu s'écrivait sans voyelles, le lecteur devant les ajouter à mesure qu'il lisait. L'ennui, c'est que nous ne possédons aucun moyen de savoir avec certitude quelles voyelles les Hébreux prononçaient avec les consonnes YHWH.
Certains hébraïsants sont d'avis que le nom divin se prononçait "Yahweh".
" Jéhovah " est cependant la forme employée depuis des siècles.

Source : La vérité qui conduit à la vie éternelle, page 18 + cover

Il est surprenant que la SDTJ qui se vante d'être la "championne de l'exactitude Biblique", ait cédé au courant de la tradition ne datant que de quelques siècles, alors qu'elle n'hésite pas à condamner l'Eglise catholique pour les mêmes raisons.

Jéhovah : Définition : Nom personnel que le seul vrai Dieu s'est lui-même donné. Jéhovah étant le Créateur de l'univers, il en est légitiment le Souverain.

Source : Comment raisonner à partir des Ecritures, page 195 + cover

Il est faux de dire que Jéhovah est le nom personnel que le seul vrai Dieu s'est lui-même donné, puisque la SDTJ reconnaît que ce terme est né par accident et n'a été transcrit qu'au 13 e siècle.

Dans le texte original hébreu, le nom " Jéhovah " figure plus de 6800 fois.

Source : Equipé pour toutes bonnes oeuvres, 1951, page 51 + cover

Ceci est impossible, puisque le terme Jéhovah n'existe que depuis l'époque des massorètes qui donnaient au tétragramme les voyelles du nom divin Adonaï, pour avertir le lecteur de substituer Adonaï au nom ineffable.

Il est évident que la prononciation originelle du nom de Dieu s'est perdue... Quand ils ont rencontré le nom de Dieu, ces scribes (Les massorètes) ne lui ont pas ajouté les signes vocaliques qui en auraient défini l'articulation. Dans la plupart des cas, ils ont plutôt mis d'autres points-voyelles afin de rappeler au lecteur qu'il devait lire " Adhônây ". C'est de cet assemblage de lettres qu'est née la forme Ichouah ou Yehôwâh, qui s'est transformée au fil des siècles pour donner Jéhovah.

Source : Le Nom divin qui demeure à jamais, pages 7, 8

Remarque :

L'ouvrage catholique Dictionnaire de la Bible de Vigouroux (1912, T.III, Col. 1220), déclare à propos du nom divin : " Jéhovah, nom propre de Dieu dans l'Ancien Testament "...En hébreu, langue dans laquelle furent rédigés les 39 premiers livres de la Bible, ...le nom de Dieu figure plusieurs milliers de fois sous la forme des quatres lettres hébraïques YHWH.

Source : Source : La vérité qui conduit à la vie éternelle, page 17, page 18 + cover

Il est cependant regrettable que la SDTJ passe sous silence la suite de l'article du dictionnaire de l'Abbé Vigouroux lequel, à la colonne 1224, précise ce qui suit : " La lecture "Jéhovah" est due à une méprise. Les massorètes (Savants Juifs qui ont effectué un travail remarquable sur le texte de la Bible) donnaient au tétragramme les voyelles du nom divin Adonaï, pour avertir le lecteur de substituer Adonaï au nom ineffable... Ce qui, lu matériellement donne : Jéhovi. Cette dernière prononciation ayant également trouvé des défenseurs ".

L'emploi du nom divin est-il une condition pour le salut ?

Comme indiqué, les TDJ répondent à cela par l'affirmative et s'appuient sur leur Traduction du Monde Nouveau, en Romains 10:13 et Actes 2:21 : "quiconque invoquera le nom de Jéhovah sera sauvé". Mais il y a 2 vérités à souligner ici: D'abord, il ne s'agit pas ici de l'invocation du nom divin, car dans le texte nous ne trouvons pas le nom divin mais "le Seigneur". Les TDJ modifient ces versets en remplaçant par "Jéhovah" pour donner l'impression qu'il s'agit du nom de Dieu. Et puis, le contexte de ces versets montre qu'il s'agit bien ici de l'invocation du nom du Christ et non celui du Père. Dans l'épître aux Romains, il est question d'invoquer et de confesser le nom du Christ. En effet, juste avant et après, nous lisons que si nous confessons le nom Jésus comme Seigneur et si nous croyons que Dieu l'a réssuscité, nous serons sauvés (v.9 voir aussi v.14). Dans le livre des Actes des Apôtres, on invoque et on fait connaître le nom du Christ pour le salut de l'humanité (3:6, 16; 4:12; 9:14-16,21; 10:43; 15:26; 16:18). Notre salut ne peut pas dépendre de la prononciation d'un nom quelconque qui aurait un pouvoir magique. Etudions quelques faits qui démontrent la fausseté de cet enseignement de la SDTJ.

- L'absence complète du nom divin dans le Nouveau Testament nous montre que notre salut ne dépend pas de son utilisation. D'ailleurs, il ne se trouve pas dans le Nouveau Testament, ni sous la forme "Jéhovah" ni sous sa forme originelle "YHWH". A sa place, sont utilisés les noms substantifs tels que Seigneur (Adonaï) et Dieu (Elohim). Si l'utilisation du nom divin était une condition pour le salut et un signe distinctif de la vraie adoration, ne devrions-nous pas nous attendre à le voir employé dans les écrits du Nouveau Testament qui sont la base de la foi chrétienne ? Aucun des milliers de manuscrits grecs parvenus jusqu'à nous, ne contient pas même une seule fois ce nom divin, tandis que le différents noms et expressions hébraïques ou araméens tels "Amen", "Hosanna", "Allélia ", "Maranatha", "Emmanuel", "Talitha koumi", "Eli, Eli, lama sabachtani" y sont préservés.

La permission divine de la disparition de la vraie prononciation du nom YHWH. ca nous montre également que notre salut ne dépend pas de la prononciation ou de l'utilisation du nom divin. Si la vraie prononciation de celui-ci a disparu, s'il est impossible de savoir son exact prononciation, comment peut-on exiger encore son utilisation dans la vie courante pour le salut et pour la véritable adoration chrétienne ?
Si l'emploi du nom divin était exclusif et un signe déterminant des vrais adorateurs, nous devrions nous attendre à ce que Dieu le préserve dans le Nouveau Testament et que sa prononciation ne soit pas laissée à la guise des êtres mortels.

Posons-nous encore cette question : si la prononciation exacte du nom divin a disparu, et si la prononciation "Jéhovah" est née des mélanges des voyelles des nom substantifs avec le tétragramme, pourquoi faut-il encore insister sur son emploi erroné ?
Pourquoi affirmer encore que Dieu s'appelle "Jéhovah" ? N'est-ce pas du fanatisme, une déformation délibérée de la vérité ? Enfin, cela vous plairait-il que quelqu'un vous appelle continuellement en prononçant mal votre nom ?
Si cela ne vous convient pas, pensez-vous que cela plairait et glorifierait notre Créateur ?

Jésus-Christ et ses disciples n'utilisent pas le nom divin à la manière des TDJ d'aujourd'hui. Ils n'avancent jamais des idées semblables concernant ce nom. Ils n'enseignent jamais que notre salut, l'exaucement de nos prières et la véracité de notre adoration dépendent de l'utilisation de ce nom. On ne voit aucune exigence ou encouragement dans ce sens. Contrairement à cela, nous constatons que Jésus-Christ et ses disciples suivent la coutume de l'époque concernant l'utilisation de ce nom divin qui demande de le prononcer par des nom substantifs (Adonaï ou Elohim). Ils utilisent d'autres expressions pour éviter d'utilser ce nom. Par exemple lorsque Jésus-Christ dit "le royaume des cieux", il utilise "les cieux" à la place du nom divin "YHWH". On peut mutilplier les exemples, mais cela nous suffit pour montrer que l'emploi du nom divin n'est pas une condition de salut, et qu'il est tout à fait légitime d'utiliser les nom substantifs à la place du nom YHWH. Constatons aussi une autre réalité que la SDTJ ne veut pas admettre : Jésus-Christ et ses disciples dénoncent beaucoup de coutumes juives non bibliques. Pourtant ils ne critiquent jamais les Juifs à cause de leur coutume de na pas prononcer le nom divin.

Trouvant ces faits en pleine contradiction avec leur enseignement, la SDTJ tente de prouver que Jésus-Christ et ses apôtres ont bien utilisé ce nom et que le Nouveau Testament le contenait. Mais disent-ils, les premiers copistes l'ont enlevé, et c'est seulement après la mort des apôtres qu'on commence à ne plus l'utiliser. Cela ne correspond ni à la réalité historique ni à ce que nous lisons dans le Nouveau Testament. Par exemple, l'historien Flavius Josèphe, issu d'une famille de prêtres, et contemporain des apôtres, dit vers 94 ap. J.-C. :

"Alors Dieu lui révèle son nom qui n'était pas encore parvenu aux hommes, et dont je n'ai pas le droit de parler"

Source : Antiquités Judaïques, II, XII, 4, page 276 (Voir [276])

Donc déjà au temps des apôtres, il n'est pas permis de prononcer le nom divin parmi les Juifs. On voit aussi dans la Talmud de Babylone (Yoma, 39b; Tosepha, Sota, XIII, 8) que les prêtres du Temple cessent de prononcer ce nom à la mort de Simon le juste, vers 195 av J.C. Il est établi qu'au temps de Jésus et des apôtres, la coutume de ne pas prononcer le nom divin est bien en vigueur parmi les Juifs. La traduction classique des Septantes, faite en 270 avant J.-C. le confirme, rendant le nom divin par "kurios". Il y a encore d'autres traductions de la Septante, faites par les Juifs de la diaspora, dans lesquelles on utilise le nom divin. On a retrouvé quelques fragments, Papyrus Fouad 266, de la traduction de la Septante, faite pour les Juifs, qui contiennent le Tétragramme. Or ces traductions ont disparu au cours de l'histoire. Les copies de la traduction classique de la Septante qui ne contiennent pas le Tétragramme, sont répandues et subsistent jusquà aujourd'hui. De plus, les différents écrits des Pères de l'Eglise attestent, malgré l'existence du Tétragramme, que les chrétiens des premiers siècles ne le prononçaient pas, mais lisaient habituellement Seigneur et Dieu. Il est inconcevable d'imaginer que le Nouveau Testament et tous les écrits historiques soient falsifiés par les premiers copistes.

Certes, Jésus-Christ et ses disciples connaissent bien toutes les instructions relatives au nom divin, ainsi que le verset où Dieu déclare : "C'est mon nom tel qu'on l'évoquera de génération en génération" (Exode 3:15; voir aussi Es 42:8). Pourtant, rappelons-le, ils ne l'utilisent pas comme les TDJ d'aujourd'hui. Lorsqu'ils parlent de Dieu et prient, ils le font en utilisant les noms : Seigneur (Kurios) et Dieu (Théos).

Quel est ce nom que Jésus a fait connaître à ses disciples ?

Lorsque Jésus dit : "J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m'as donnés..." (Jean 17:6), il ne pouvait être question du tétragramme sacré que tout juif connaissait parfaitement, car, dans ce cas, le Seigneur aurait dit non pas : "J'ai fait connaître ton nom...", mais : " J'ai rappelé ton nom ...". il ne s'agissait pas non plus du nom de Jéhovah, lequel fut publié pour la première fois en 1270

Le Nouveau Testament nous encourage à nous adresser à Dieu comme notre Père au lieu de Jéhovah. Jésus-Christ et ses disciples enseignent et encouragent les chrétiens à glorifier Dieu en utilisant le nom de "Père". Le Nouveau Testament est rempli d'exemples où Jésus-Christ et ses disciples s'adressent à Dieu en l'appelant non pas Jéhovah, mais "Abba, Père".
- Jésus-Christ utilise le mot "Père" 16 fois dans les seuls 3 chapitres du sermon sur la montagne (Matthieu 5-7)
- "le Père", est mentionné dans le seul Evangile de Jean plus de 110 fois !
- Dans la parabole du fils prodigue (Luc 15:11-32), le mot Père figure 14 fois. Le cadet le pense ou le prononce 5 fois; alors que ce nom est totalement absent de l'esprit et de la bouche du fils aîné.

La Bible nous l'assure : lorsque nous acceptons par une foi réelle Jésus-Christ comme notre Seigneur et Sauveur personnel, nous devenons les enfants de Dieu (Voir Jean 1:12). Dans cette position d'enfant, il est tout à fait légitime que nous le reconnaissions comme notre Père. Comment appelez-vous votre père terrestre ? Par son nom personnel ou par le "père" qui révèle un tendre lien de famille ?
Même si nous connaissons le nom personnel de notre père terrestre, nous préférons toujours l'appeler "père".
Quand éprouver-vous le plus de plaisir ? Lorsque votre enfant s'adresse à vous par votre nom où lorsqu'il vous appelle : papa ou père ?

Le Saint-Esprit, que Jésus a envoyé, poussait aussi les chrétiens à appeler Dieu, non pas Jéhovah, mais : "Père".

Et parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans notre coeur l'Esprit de son Fils, qui crie : "Abba ! Père !"

Galates 4:6  

Et encore

En effet, vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage, qui ramène à le crainte, mais vous avez reçu un Esprit d'adoption filiale, par lequel nous crions : "Abba !-Père"

Romains 8:15  

Oserait-on affirmer que le Saint-Esprit encourage la voix de l'apostasie, en poussant les croyants à appeler Dieu "Père", et non "Jéhovah"?! La SDTJ avance souvent les versets suivants dans le but de prouver que Jésus utilise le nom divin : "Que ton nom soit sanctifié" (Mattieu 6:9). "Jai fait connaitre ton nom et je le ferai encore" (Jean 17:26). Pourtant ces versets ne prouvent absolument pas l'emploi du nom divin par Jésus. Comme les Juifs connaissent déjà le nom divin (même s'ils ne le prononcent pas), Jésus n'a pas besoin de le leur faire connaitre au sens propre du terme. Dans l'usage biblique, le nom ne sert pas seulement à identifier une personne, mais aussi à désigner son caractère et sa personnalité. En effet, selon le language biblique, "glorifier le nom de Dieu" revient à dire " glorifier Dieu lui-même", "oublier le nom de Dieu" revient à dire "oublier Dieu", "connaître le nom de Dieu" signifie "connaître Dieu lui-même", "sanctifier le nom de Dieu" revient à "sanctifier la personne de Dieu", "faire connaître le nom de Dieu" signifie aussi "faire connaître Dieu lui-même"et non par son nom simple littéral. C'est pourquoi dans les verset avancés par la SDTJ, il est question de faire connaître le caractère et la personne de Dieu d'une manière spéciale. Comme il est dit en Jean 1:18, Jésus-Christ, effectivement fait connaître ce Dieu invisible et inapprochable par sa vie et par ses paroles, d'une façon très personnelle et intime. Surtout, il nous le révèle comme notre "Père céleste".

Lorsqu'on prie en disant "que ton nom soit sanctifié", on veut dire que la personne ou l'être de Dieu soit connu et respecté dans l'univers entier, par toutes ses créatures, et non par la simple évocation d'un nom littéral. Si Jésus sous-entendait l'utilisation du nom divin, il aurait dû l'utiliser dans cette prière. Or il ne la commence pas en disant "Jéhovah" mais: "Lorsque vous priez, dites: notre Père qui es au cieux!" (Voir aussi Jean 17:11-12). Dans ses conversations, dans ses enseignements et dans ses prières, Jésus-Christ utilise couramment le nom "Père" (Voir Matthieu 6:9; Jean 11:41. Marc 14:36) et il veut que ses disciples fassent de même. C'est pourquoi les disciples, suivant sont exemple, emploient le nom de Père dans leurs conversations et dans leurs lettres envoyées aux croyants. Peut-on affirmer que tous ces chrétiens suivent la voix de l'apostasie ?

L'absence du nom divin dans le Nouveau Testament n'est absolument pas une identification de l'altération du texte sacré. Cela témoigne d'une réalité et d'une volonté divine. Rappelons que le contenu de l'Ancien Testament est l'ombre des réalités à venir. Les différentes cérémonies, les fêtes, les sacrifices etc trouvaient leur place réelle et signification dans l'oeuvre et la personne de Christ. Serait-il inadéquat de dire que le nom divin de l'Ancien Testament trouve sa vraie place et sa signification dans le Nouveau Testament, à travers le "Père" que Jésus Christ a révélé ? Serait-il inapproprié aussi de dire que ce nom divin trouve son accomplissement ultime et sa réelle signification dans la personne et dans l'oeuvre de du Christ, qui porte le nom de son Père (voir Jean 17:10,12)? Ne serait-il pas plus juste de reconnaître que le Saint-Esprit a conduit toutes choses pour qu'ainsi l'unité divine de Jésus-Christ avec son Père soit plus visible et confirmée ?

Un peuple choisi pour le nom de Dieu

En s'appuyant sur actes 14:14 et Esaïe 43:10 les témoins de Jéhovah se vantent d'être un peuple choisi pour porter le nom de Dieu. Ils insistent en disant que les vrais adorateurs de Dieu doivent porter ce nom : Témoins de Jéhovah. Pourtant lorsque Dieu adresse ces paroles au peuple d'Israël (Esaïe 43:10) il ne leur donne pas le nom de Témoins de Jéhovah pour qu'ils le portent et qu'ils soient connu par ce nom. La preuve en est que ce peuple n'a jamais porté le nom de Témoins de Jéhovah au cours de son histoire. Quant aux chrétiens du Nouveau Testament, tout en étant au courant de ces versets, ils ne les interprètent jamais comme la SDTJ le fait aujourd'hui. Ils n'en déduisent pas, à partir des Actes des Apôtres 15:14, que le peuple de Dieu, les vrais adorateurs, doivent porter le nom de Témoins de Jéhovah. Pour eux, "prendre parmi les nations un peuple qui porte son nom" signifie la création de l'Eglise de Jésus-Christ, composée des chrétiens de toutes les nations, et non de "Témoins de Jéhovah". Ni dans l'histoire, ni dans le Nouveau Testament, ni dans les écrits postérieurs, nous ne trouvons aucun indice que les chrétiens portent le nom de "Témoins de Jéhovah". Ils ne sont jamais connu par ce nom. Mais nous avons des preuvent abondantes qu'ils portés le nom de Chrétiens :

Ce fut à Antioche que pour la première fois, les disciple furent appelés Chrétiens.

Actes 11:26  

Les premiers disciples, mettant leur foi et leur espérance en la personne du Christ, ont porté avec beaucoup de fierté et de joie le nom de "chrétien". Ils ont ainsi glorifié Jésus-Christ et Dieu (voir 1 Pierre 4:16). D'ailleurs, à l'époque du Nouveau Testament, le témoignage doit concerner exclusivement l'oeuvre et la personne du Christ. En reprenant en quelque sorte les paroles d'Esaïe 43:10, Jésus déclares à ses disciples :

Vous recevrez la puissance quand l'Esprit-Saint viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et en samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre.

Actes 1:8; voir aussi Apocalypse 2:13; 17:6  

Il faut souligner que, dans le Nouveau Testament, les disciples annoncent en toutes circonstances le nom de Jésus-Christ. Ils proclament que le salut et le pardon se trouvent dans le nom et dans la personne du Christ-Jésus. Ils font tout pour que le nom de Jésus soit connu et glorifié sur toute la terre. C'est à cause de ce nom qu'ils sont torturés, persécutés, et haïs de tout le monde (voir Actes 1:8; 5:40-41; 1 Pierre 4:14-16; Matthieu 10:22; 24:9). Par ce nom, les disciples accomplissent de grands miracles, des merveilles. Il est invoqué et glorifié par tous les chrétiens (voir Actes 3:6, 16; 4:12; 9:14-15,21; 10:43; 19:17; 2 Thessaloniciens 1:11-12; Philippiens 2:10; 1 corinthiens 1:3; Luc 8:28; etc...)

Cela ne signifie pas que nous ne servons plus Dieu notre Créateur et que nous ne rendons plus de témoignage à son nom. Nous le faisons en portant le nom du Christ et en proclamant son salut à toutes les créatures. Si nous ne sommes pas un témoin du Christ nous ne le sommes pas non plus de notre Créateur. L'apôtre Paul, avant sa conversion, est une témoin rigoureux de Dieu. Mais cela ne suffit pas pour son salut. Il a besoin d'une rencontre personnelle avec Jésus-Christ. Il doit l'accepter par une foi personnelle, comme son Seigneur et comme son Sauveur. Il devient ainsi son témoin.

Conclusion

Les données bibliques et historiques sont assez claires pour montrer que ni Jésus-Christ, ni ses disciples, ni les premiers chrétiens enseignent ou ont une position semblable à celle de la SDTJ d'aujourd'hui, concernant l'utilisation du nom divin. Ils ne l'emploient pas, ne le portent pa non plus à la manière des TDJ. Ce nom se trouve dans l'Ancien Testament comme Tétragramme, YHWH et non comme "Jéhovah". La vraie prononciation du nom divin a disparu. Jéhovah est par conséquent une prononciation erronée, inventée à partir des voyelles d'adonaï. Celui-ci ne se trouve pas dans les écrits du Nouveau Testament. L'utilisation du nom divin ne peut pas être une condition de salut, le signe distinctif du vrai christianisme ou de l'adoration. On ne peut pas déclarer "apostats" ou "faux chrétien" ceux qui ne le portent pas, qui ne l'utilisent pas. On ne peut pas accuser d'outrager Dieu ceux qui n'utilisent pas le nom divin dans leurs traductions de la Bible, étant donné que ni le Nouveau Testament ni la traduction classique de la Septante ne l'utilisent. Sinon, on devrait en déduire que les rédacteurs du Nouveau Testament, Jésus-Christ, ses disciples et les premiers chrétiens, ainsi que ceux qui ont traduit la Septante sont tous des apostats, des faux chrétiens, vu qu'ils n'ont pas employé ce nom à la manière de TDJ D'aujourd'hui !

 

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Il est exact que, de nos jours, des hommes comme C.T. Russell et J.F. Rutherford jouèrent un rôle de tout premier plan dans cette oeuvre mondiale des témoins de Jéhovah, de même qu'autrefois Jésus, Paul, Pierre, Jean-Baptiste, Moïse, Abraham, Noé, Abel et beaucoup d'autres remplirent, eux aussi, une mission particulièrement importante comme témoins du Très-Haut à d'autres époques. D'après les Ecritures et les faits, il est incontestable que JÉHOVAH lui-même ordonne ses témoins, les établit, et, pour preuve qu'il en est bien ainsi, leur donne son nom. - Jérémie 15:16.

Source : Source : Que Dieu soit reconnu pour vrai, 1948, page 228 + cover

‹‹ Puis Dieu dit encore une fois à Moïse : Voici ce que tu devras dire aux fils d'Israël : Jéhovah, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'a envoyé vers vous. C'est la mon nom pour des temps indéfinis et c'est là mon mémorial de génération en génération ››

Exode 3:15 - TMN  

En s'appuyant sur ce verset, les Témoins de Jéhovah se disent être les seuls véritables adorateurs de Dieu puisqu'eux seuls appellent encore Dieu par son nom, Jéhovah. Ils insistent en affirmant que le verset précité est le commandement de Dieu selon lequel il faut l'appeler de ce nom saint ‹‹ pour des temps indéfinis ››, ou pour toujours. De l'avis des Témoins de Jéhovah, les chrétiens qui prient à ‹‹ Dieu ›› ou ‹‹ au Seigneur ›› prient en réalité à un faux dieu, Satan; le vrai Dieu, Jéhovah, n'écoute pas les prières qui ne lui sont pas adressées au nom de Jéhovah. C'est la raison pour laquelle les Témoins de Jéhovah emploient toujours le nom de Jéhovah dans leurs prières. Ils répètent même ce nom plusieurs fois au cours d'une simple prière, comme si Dieu pouvait oublier que c'est à Lui que l'on s'adresse, ou bien comme si le Témoins pouvait oublier à quel Dieu il prie.

les Témoins de Jéhovah admettent, que ‹‹ Jéhovah ›› est une mauvaise traduction francisée et une prononciation incorrect du tétragramme hébreu original YHWH. Ils persistent à n'utiliser que cette seule prononciation plutôt que celle de Yahweh qui est plus correcte. Les Témoins de Jéhovah ne prient jamais ‹‹ Yahweh ››.

Une comparaison d'Exode 3:14 et 15 permet de comprendre que le nom Yahweh ou Jéhovah, signifie : Dieu est l'Eternel qui existe en Lui-même. Il est infiniment plus qu'un nom, et Le connaître ne se borne pas à bien prononcer un nom. Jésus a souligné ce point précis lorsqu'Il a déclaré :

‹‹ plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? [...] et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commetez l'iniquité ››

Matthieu 7:22-23  

Les Témoins de Jéhovah insistent sur le fait que le nom de Dieu doit-être sanctifié, et de cette manière, ils veulent nous prouver qu'il nous faut employer le nom de Jéhovah si nous voulons que Dieu exauce nos prières.

Mais est-ce bien là l'enseignement de Jésus ?

A-t-il commencé Sa propre prière par l'expression ‹‹ Jéhovah Dieu ››, comme le font les Témoins de Jéhovah ?

Absolument pas ! Alors que Sa prière exprime Son souci de voir le nom de Dieu sanctifié (Considéré comme sacré ou saint), Jésus enseigne à Ses disciples à prier ‹‹ notre Père ››, et non ‹‹ Jéhovah Dieu ››

‹‹ Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié... ››

Matthieu 6:9  

Il est bien évident que les paroles de Jésus dans Matthieu 6:9 n'enseignent absolument pas la nécessité d'employer le nom de Jéhovah dans la prière.

‹‹ Il leur dit: Quand vous priez, dites: Père! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne. ››

Luc 11:2  

La Bible nous rapporte maintes prières personnelles de Jésus et dans chacune d'elles, Il donne le même exemple :

Jésus n'a jamais commencé Ses prières en disant ‹‹ Dieu Jéhovah ››, comme le font les Témoins de Jéhovah, mais par ‹‹ Père...››

- Matthieu 11:25
- Matthieu 26:39
- Marc 14:36
- Luc 10:21
- Luc 22:42
- Luc 23:34
- Luc 23:46
- Jean 11:41
- 12:27-28
- 17:1-26

‹‹ Nul ne vient au Père que par moi ››. Tel fut l'enseignement de Jésus (Jean 14:6, TMN).

Les chrétiens sont appelés à vivre en étroite relation avec Dieu puisqu'ils sont Ses enfants qui lui disent ‹‹ Abba! Père ››

‹‹ Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. ››

Romains 8:15-16  

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l'Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Galates 4:6  

Pour ce qui est de l'importance des noms, le Saint-Esprit inspirant Pierre lui fit souligner ce point :

‹‹...le nom de Jésus-Christ de Nazareth [...] il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devrions être sauvé ››

Actes 4:10-12  

De plus,

Jésus est ‹‹ le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ››

Philippiens 2:9-11  


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‹‹ Qu'ils sachent que toi seul, dont le nom est l'Eternel, Tu es le Très-Haut sur toute la terre ! ››

Psaume 83:19  

C'est là un verset que les Témoins de Jéhovah aiment à citer dans d'autres versions de la Bible, plutôt que dans leur propre traduction déformée (Traduction du monde nouveau). Ils aiment en particulier citer ce texte dans des versions où le nom JEHOVAH y apparaît en lettres majuscules.

Nombreux sont les Témoins de Jéhovah à avoir noté à la fin de leur Bible les endroits où JEHOVAH peut être trouvé dans d'autres traductions, par exemple dans la Bible anglaise dite King James; on le trouve à 4 reprises : Exode 6:3; Psaume 83:18; Esaïe 12:2; et Esaïe 26:4. Au cours de leur ‹‹ porte à porte ››, ils demandent aux gens non avertis : ‹‹ Avez-vous votre Bible sous la main ? ›› puis ils concentrent leur attention sur l'un de ces passages. Surpris de trouver le nom JEHOVAH dans leur propre Bible, à l'endroit indiqué par les Témoins de Jéhovah, certains se laissent impressionner par leur connaissances et les laissent entrer chez pour leur permettre d'aller plus loin dans leur enseignement.

Bien évidemment, la manière dont les Témoins de Jéhovah se servent de la Bible pour affirmer leur connaissance supérieure et dire qu'ils connaissent Dieu par Son nom n'est qu'une habile tromperie. D'autres groupes occultes et sectes utilisent la translittération des noms hébreux de Dieu, et ce faisant, produisent le même effet sur les non-initiés. Il n'en reste pas moins vrai que prononcer le nom de Dieu n'est pas la garantie que celui qui le prononce connaisse Dieu ou soit approuvé de Lui.

Ainsi par exemple, lorsqu'après la chute, Eve donna naissance à son 1er fils après avoir été chassée du Jardin d'Eden, elle s'écria : ‹‹ J'ai produit un homme avec l'aide de Jéhovah ›› (Genèse 4:1 - TMN) Le fait qu'elle ait prononcé Son nom ne prouve en aucune façon qu'elle ait eu Son approbation.

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‹‹ Toutefois l'heure vient, et c'est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père avec (l')esprit et (la) vérité, car, vraiment, le Père cherche de tels adorateurs ››

Jean 4:23 - TMN  

Les Témoins de Jéhovah se servent fréquemment de ce verset dans leur travail de porte à porte. Après avoir salué le maître ou la maîtresse de maison, ils posent cette question : ‹‹ Quel Dieu adorez-vous ? Quel est son nom ? ›› Si la réponse est ‹‹ le Seigneur ›› ou ‹‹ Dieu ››, les Témoins de Jéhovah répliquent : ‹‹ C'est un titre. Quel est le nom de Dieu ? ›› De nombreuses personnes répondront alors ‹‹ Jésus ! ›› ; sur quoi, les Témoins de Jéhovah liront Jean 4:23 et feront ce commentaire : ‹‹ Vous n'êtes pas un vrai adorateur, Parce que vous adorez le Fils, La Bible déclare ici que les vrais adorateurs adoreront ‹‹ le Père ››. Connaissez-vous le nom du Père ? ›› Et les Témoins de Jéhovah d'avancer leur argument standard sur le nom de Jéhovah.

La majeur partie de la ‹‹ prédication ›› des Témoins de Jéhovah suit ce schéma : renier la divinité de Christ et enseigner que seul le Père (Jéhovah) doit être adoré. Pour donner un fondement à cette doctrine, ils se mettent en devoir de guider leurs nouveaux ‹‹ étudiants ›› dans un parcours à travers la Bible, tout en évitant soigneusement des passages tels qu'Esaïe 9:6, Matthieu 28:9, Jean 1:1, Jean 8:58, Jean 20:28, Colossiens 2:9, Hébreux 1:6, etc..., passages qui révèlent la divinité de Christ et son droit à notre adoration.

En vérité, les traducteurs de la Tour de Garde ont veillé en préparant leur version à traduire le mot grec proskuneo (adorer, se prosterner, rendre hommage à) d'une manière très sélective. Partout où ce verbe s'applique au Fils, ils l'ont traduit par ‹‹ rendre hommage à ››. (VOIR ICI)

Que le Père doit être également adoré, bien entendu, mais le souci chez les Témoins de Jéhovah, c'est qu'ils ne respectent pas les désirs du Père dans d'autres domaines, car ils négligent Jean 5:23 où il est écrit que le Père exige ‹‹ que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père... ›› Si le Témoins de Jéhovah ne rend pas pleinement honneur au Fils, alors son honneur rendu au Père est vain, car le même verset poursuit : ‹‹ Celui qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé. ››


Puissance du Nom de Jésus

Le Nom de Dieu dans le Nouveau Testament de la TMN