PHILIPPIENS 2:6

 

 

lequel, bien que se trouvant dans la forme de Dieu, n’a pas songé à une usurpation, c’est-à-dire : pour qu’il soit égal à Dieu.

Philippiens 2:6 - TMN  

 

Si les traducteurs membres de l'organisation des témoins de Jéhovah ont opté pour la traduction : "se trouvant dans la forme de Dieu". Ils reconnaissent néanmoins dans leur note (TMN avec notes et références) que Jésus existait dans la forme de Dieu :

 

TMN notes & references
TMN Etude TMN notes & references

Ainsi, Jésus existait en forme de Dieu, et non en celle d'un ange. Ce qui a d'ailleurs été proclamé par le fondateur de l'organisation des témoins de Jéhovah (Charles Taze Russell), dans son livre intitulé le divin plan des âges :

L'Ecriture nous enseigne qu'avant de quitter sa gloire pour devenir homme, Jésus était "en forme de Dieu" - une forme spirituelle, un être spirituel [...] Paul nous dit qu'il ne prit point la nature des anges, un degré inférieur à sa propre nature, mais qu'il descendit de deux degrés, qu'il prit la nature de l'homme, - il devint homme; il "a été fait chair"[...] Remarquez que ces passages n'enseignent pas seulement que la nature angélique [...] est une nature inférieure à celle que notre Seigneur Jésus possèdait avant de devenir homme [...] Nous voyons donc qu'il est non seulement prouvé que les natures divine, angélique et humaine sont séparées et distincts, mais aussi, qu'être un homme parfait, n'est pas être un ange, pas plus qu'être un ange parfait n'est être égal à Jéhovah; car Jésus ne prit point la nature des anges, mais une nature différente - la nature de l'homme [...]

Le divin plan des âges, pages 193-194 - EDE Vol I  

Le Divin Plan des Ages Cover Le Divin Plan des Ages p193 Le Divin Plan des Ages p194

Ce terme "forme de Dieu" revient à celui "d'image de Dieu" (Colossiens 1.15 ; comparez Hébreux 1.3), qui emporte la réalité de l'essence divine. (Jean 1.1,2).

La suite de ce passage enseigne que Jésus Christ avait l'égalité avec Dieu. Donc en possession des perfections divines (comparez Jean 5.18). S'il eût paru ainsi sur la terre, ce n'aurait point été une proie qu'il aurait saisie, mais c'eût été son droit éternel. En d'autres termes, Christ aurait pu, en se manifestant à ce monde coupable, apparaître dans toute la majesté de sa gloire divine ; il ne l'a pas fait, il n'a pas envisagé son égalité avec Dieu comme une proie à saisir, comme une dépouille ou un butin à porter en triomphe et dont il aurait fait trophée (tel est le sens du mot original) ; mais au contraire il s'est dépouillé lui-même.

Le terme grec signifie proprement devenir vide. Ce dépouillement, ce premier acte d'humiliation par lequel le Fils de Dieu, est descendu de l'infini au fini, de la divinité à l'humanité, c'est son incarnation, sa naissance au rang des hommes. Il se dépouille de la gloire divine ; la forme de Dieu devient la forme de serviteur, serviteur dans toute la réalité du mot, serviteur de Dieu, (Esaïe 42.1 ; 52.13 et suivants) serviteur des hommes, (Matthieu 20.28 ; Jean 13.1 et suivants) lui qui était le Seigneur de tous. (verset Phil 2:11)

 

Voyons quelques traductions :

 

En ligne :

1) Bible Annotée Neuchâtel :

lequel, existant en forme de Dieu, ne considéra pas comme une proie l'égalité avec Dieu, zoomLoupe

2) Bible des peuples :

Lui qui jouissait de la nature de Dieu, il ne s’est pas attaché à cette égalité avec Dieu, zoomLoupe

 

Voir aussi :

3) La Sainte Bible du Club Français du Livre 1956 (Jérusalem) - Tome III :

Jerusalem 1956 Tome 3 Cover Jerusalem 1956 Tome 1 pref Jerusalem 1956 Tome 3 Phil 2:6

Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu.

Note : Ph 26, de condition divine : Litt : "Lui qui se trouvait dans la forme de Dieu", où le mot "forme" désigne les attributs essentiels qui manifestent au-dehors la "nature" : le Christ, étant Dieu, en avait de droit toutes les prérogatives. -

App 532 (page 3985) : Ph 26. Le Christ égal à Dieu. Litt. "il ne regarda pas l'état d'égalité avec Dieu comme une proie" (à ne pas lâcher, ou mieux à saisir). Il ne s'agit pas de l'égalité de nature, supposée par la "condition divine", et dont Christ ne saurait se dépouiller, mais d'une égalité de traitement, de dignité manifestée et reconnue, que Jésus aurait pu revendiquer, même dans son existence humaine. On peut songer à l'attitude opposée d'Adam, Gn 35, 22.

Source : La Sainte Bible du Club Français du Livre 1956 (Jérusalem) - Tome III, Note de Philippiens 2:6 + Appendice 260

4) Le Nouveau Testament par Lemaistre de Sacy - 1844 :

Sacy 1844 Cover Sacy 1844 preface Sacy 1844 Phil 2:6 Sacy 1844 Phil 2:6 closer

5)Nouveau Testament du Pere Buzy - 1949 :

NT Pere Buzy 1949 Cover NT Pere Buzy 1949 Phil 2:6 NT Pere Buzy 1949 Phil 2:6 closer

6) Le Nouveau Testament (en françois) de notre Seigneur Jésus-Christ, A Mons, Chez Gaspard Migeot, non daté (XVIIIe Siècle). Nouvelle édition :

Gaspard Migeot Cover Gaspard Migeot Phil 2:6 Gaspard Migeot Phil2-6_closer

7) Le Nouveau Testament, 2e édition, revue et corrigé, Chanoine E. Osty 1949 :

Osty 1949 Cover Osty 1949 Phil 2:6 Osty 1949 Phil 2:6 closer

8) La Sainte Bible avec commentaires de John MacArthur :

John Mac Arthur Cover John Mac Arthur pref John Mac Arthur Phil 2:6 John Mac Arthur Phil 2:6 closer

9) Voici ce que dit la note en bas de page :

Note : Ph 26, de condition divine : 2:6 existant en forme de Dieu. Paul affirme que Jésus est Dieu de toute éternité. Il n'emploie pas ici le verbe habituel pour "être", mais un terme qui fait ressortir l'essence de la nature d'une personne, son état ou sa condition permanente. L'apôtre aurait aussi pu choisir un autre mot gr. pour "forme", mais il utilise celui qui désigne spécifiquement le caractère essentiel et inaltérable de quelque chose, ce qu'il est intrinsèquement. La doctrine fondamentale de la divinité de Christ a toujours englobé ces caractéristiques essentielles (cf. Jn 1:1, 3-4, 14; 8:58; Col 1:15-17; Hé 1:3). point... une proie à arracher. Le mot gr. est ici traduit par "proie" car il signifie à l'origine "chose dont on s'empare en la volant". Cela finit par signifier tout ce qu'on serrait dans des griffes, qu'on embrassait, tout ce qui avait de la valeur, et est parfois rendu par "saisi" ou "auquel on s'accroche". Bien que jouissant de tous les droits, privilèges et honneurs dus à la divinité - ce dont il était digne et ne pourrait jamais être déchu - jamais Christ n'a donné l'impression de s'accrocher à tous ses avantages et à sa position; il a au contraire accepté d'y renoncer pour un temps. Voir les notes sur Jn 17:1-5. égalité avec Dieu. Le mot gr. pour "égalité" qualifie ce qui est exactement pareil par la taille, la quantité, les caractéristiques et le nombre. Jésus est à tout point de vue l'égal de Dieu, et il n'a cessé de le déclarer tout au long de son ministère terrestre (cf. Jn 5:18; 10:33, 38; 14:9; 20:28; Hé 1:1-3).

Source : La Sainte Bible du Club Français du Livre 1956 (Jérusalem) - Tome III, Note de Philippiens 2:6

 

 

↩ retour TMN

 

¤¤¤¤¤
¤¤¤
¤