ont goûté le don céleste. Dans le N.T., au sens figuré, "goûter" signifie faire l'expérience de quelque chose de façon parfaitement consciente (cf. 2:9). C'est une expérience qui peut être vécue à un moment précis ou d'une façon continue. Lorsque Christ a "goûté" la mort, ce n'était évidemment que momentanément, pas d'une façon continue ni permanente. Tous les hommes bénéficient de la bonté de Dieu, mais cela ne signifie pas que tous soient sauvés (cf. Mt 5:45; Ac 17:25). De nombreux Juifs, du temps du ministère terrestre de Christ, goûtèrent aux bénédictions du ciel qu'il leur apporta: guérison, délivrance des démons, consommation de la nourriture qu'il avait miraculeusement créée (Jn 6). Que le "don" renvoie à Christ (cf. Jn 6:51; 2 Co 9:15) ou au Saint-Esprit (cf. Ac 2:38; 1 Pi 1:12), faire l'expérience de l'un ou de l'autre n'équivaut pas au salut (cf. Jn 16:8; Ac 7:51).