sont tombés. Mot gr. qui n'apparaît qu'ici dans le N.T. Dans la LXX, il servait à décrire une infidélité grave ou l'apostasie (cf. Ez 14:13; 18:24; 20:27). Il équivaut à l'apostasie de 3:12. La gravité de cette infidélité se voit à la terrible description du rejet qui figure dans ce v.: ces hommes crucifient une nouvelle fois Christ et le traitent avec mépris (voir aussi les descriptions frappantes de 10:29). L'"impossible" du v.4 porte sur "soient encore renouvelés et amenés à la repentance". Ceux qui péchaient de cette façon contre Christ ne pouvaient espérer ni restauration ni pardon (cf. 2:2-3; 10:26-27; 12:25), car ils l'avaient rejeté en pleine connaissance de cause et consciemment (comme le précisent les caractéristiques des vv. 5-6); Ayant reçu une pleine révélation, ils avaient rejété la vérité et tiré à propos de Christ des conclusions diamétralement opposées à la vérité; ils ne pouvaient donc pas espérer être sauvés. Selon eux, Jésus devait être crucifié, et ils se plaçaient du côté des ennemis. Ces vv. n'enseignent pas que l'on pourrait perdre le salut. De nombreux passages de la Bible affirment en effet clairement qu'il est éternel (cf. Jn 10:27-29; Ro 8:35, 38-39; Ph 1:6; 1 Pi 1:4-5). Ceux qui veulent faire dire à ce v. que les croyants peuvent perdre leur salut devront admettre qu'il affirme alors l'impossibilité de la recouvrer. Voir l'introduction, questions d'interprétation.