les siens... les siens. La première acception de "les siens" renvoie probablement au monde de l'humanité en général, alors que la deuxième suggère la nation juive. Le monde appartient à la Parole puisqu'elle en est créatrice, mais il ne l'a pas reconnue, du fait de son aveuglement spirituel (cf. aussi le verset 10). Jean utilisa la deuxième occurence de ce mot dans son sens plus étroit pour désigner la filiation biologique de Jésus, donc les Juifs. Alors qu'ils possédaient les Ecritures qui attestaient de son existence et de sa venue, ils se sont obstinés à le rejetter :
Esaïe 65:2-3 --> J'ai tendu mes mains tous les jours vers un peuple rebelle, Qui marche dans une voie mauvaise, Au gré de ses pensées;
Vers un peuple qui ne cesse de m'irriter en face, Sacrifiant dans les jardins, Et brûlant de l'encens sur les briques.
Jérémie 7:25-26 --> Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d'Egypte, Jusqu'à ce jour, Je vous ai envoyé tous mes serviteurs, les prophètes, Je les ai envoyés chaque jour, dès le matin. Mais ils ne m'ont point écouté, ils n'ont point prêté l'oreille; Ils ont raidi leur cou, Ils ont fait le mal plus que leurs pères.
Ce thème du rejet par les Juifs du Messie promis reçoit une attention toute particulière de la part de Jean dans son Evangile
Jean 12:37-41 --> Malgré tant de miracles qu'il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui,
afin que s'accomplisse la parole qu'Esaïe, le prophète, a prononcée:Seigneur, qui a cru à notre prédication?Et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Aussi ne pouvaient-ils croire, parce qu'Esaïe a dit encore:
Il a aveuglé leurs yeux; et il a endurci leur cœur,De peur qu'ils ne voient des yeux,Qu'ils ne comprennent du cœur,Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Esaïe dit ces choses, lorsqu'il vit sa gloire, et qu'il parla de lui.