Je suis la porte.   C'est ici la 3e fois sur sept que Jésus se présente avec le "je suis" (voir 6:35; 8:12). Il change légèrement ici le sens de la métaphore. Alors qu'aux vv.1-5 il se dépeignait comme le berger, il devient ici la porte. Alors qu'aux vv.1-5, le berger conduisait les brebis hors de l'enclos, il devient ici l'entrée de l'enclos (v.9) qui leur garantit de trouver le bon pâturage. Ce passage trouve son écho dans les paroles de Jésus en 14:6 par lesquelles il se définit comme le seul chemin vers le Père: il représente le seul moyen d'approcher le Père et de participer au salut promis. Comme certains bergers au Proche-Orient avaient l'habitude de se coucher pour la nuit en travers de la porte afin que les brebis ne puissent pas s'échapper, Jésus se dépeint ci comme la porte elle-même.