la Samarie. Lorsque la nation d'Israël se divisa politiquement après la fin du règne de Salomon, le roi Omri appela la capitale du royaume du nord d'Israël "Samarie" (1 Rois 16:24). Ce nom en vint finalement à désigner la région tout entière, et parfois même tout le royaume du nord, qui avait été déporté (en particulier sa capitale, Samarie) par l'Assyrie en 722 av. J.-C. (2 Rois 17:1-6). L'Assyrie emmena la plus grande partie de la population des dix tribus du nord dans l'Irak du nord moderne, mais elle laissa une grande population juive dans sa patrie nord de la Samarie et y déporta un grand nombre de non-Juifs. Tous ces groupes se mélangèrent par mariage et finirent par former une race mixte. Finalement, des tensions éclatèrent entre les Juifs revenus de captivité et les Samaritains. Les samaritains décidèrent donc de ne plus adorer l'Eternel à Jérusalem et établirent leur lieu de culte sur le mont Garizim en Samarie (vv.20-22). Les Samaritains considéraient que seul le Pentateuque faisait autorité. Ces faits historiques eurent pour conséquence la répudiation des samaritains par les Juifs qui les déclarèrent hérétiques. Au cours des siècles, des tensions culturelles permanentes déchirèrent les deux communautés, qui évitaient par conséquent autant que possible de sa trouver en contact l'une avec l'autre (v.9; Esd 4:1-24; Né 4:1-6; Lu 10:25-37). Voir la note sur 2 Rois 17:24.