ne l'attire. Cf. v.65. La combinaison des vv. 37a et 44 indique que l'activité divine pour attirer les pécheurs - à laquelle Jésus faisait allusion - ne peut se limiter à ce que les théologiens appellent la "grâce prévenante": la capacité de venir à Christ serait dispensée à toute l'humanité, de sorte qu'il serait possible à chacun d'accepter ou de rejeter l'Evangile en fonction de sa seule volonté. L'Ecriture indique que le "libre arbitre" n'existe pas dans la nature humaine, car l'homme est l'esclave du péché (dépravation totale) et donc incapable de croire, si ce n'est par suite d'une intervention de Dieu pour l'en rendre capable (Ro 3:1-19; 2 Co 4:4; Ep 2:1-3; 2 Ti 1:9). Alors que quiconque le veut peut venir au Père, seuls ceux auxquels le Père donne la capacité de vouloir se tourner vers lui viendront effectivement à lui. L'attirance pour Dieu est ici sélective et efficace (puisqu'elle produit l'effet attendu) chez ceux que Dieu a choisis pour le salut: ceux que Dieu a choisi croiront pour la bonne raison que Dieu a prévu cela de toute éternité (Ep 1:9-11).