Le Baptême

 

 

Jean 3:5

5 Jésus répondit : En vérité, en vérité je te le dis, si quelqu'un ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Jean 3:5  

Note de la Bible Annotée Neuchâtel (sur Jean 3:5) :

Par ces paroles lumineuses et profondes, Jésus élève la pensée de Nicodème bien au-dessus du matérialisme qui a inspiré sa question, il lui indique les moyens par lesquels seuls peut s'accomplir la naissance spirituelle dont il lui a parlé.

Ces moyens sont : l'eau et l'Esprit. L'un est le symbole, l'autre la réalité. Nicodème, qui connaissait les Ecritures, ne pouvait pas être entièrement étranger au fait ainsi décrit dans les termes mêmes des prophètes. (Ezéchiel 36.25-27 ; Jérémie 33.8 ; Zacharie 13.1)

En outre, il ne pouvait ignorer le baptême d'eau que Jean-Baptiste prêchait et administrait en vue de la repentance ; (Matthieu 3.11) peut-être avait il appris que Jean annonçait Celui qui devait venir après lui et qui baptiserait du Saint-Esprit. (Matthieu 3.11 ; Jean 1.33)

Il pouvait donc comprendre que l'eau, employée dans toutes les purifications rituelles en usage chez les Juifs, était le signe et le sceau de la repentance, de la douleur causée par le péché et qui, en le faisant haïr, "purifie la conscience des œuvres mortes ;" (Hébreux 10.22) mais que cette repentance ne suffisait pas, qu'il fallait, pour accomplir la transformation morale appelée par Jésus une "naissance d'en haut," l'Esprit, le principe éternel, tout-puissant, créateur de la vie divine par lequel seul l'homme est régénéré et sanctifié. Tel est l'enseignement de tout le Nouveau Testament, et Jésus emploie ailleurs les deux mêmes termes pour désigner la plénitude de la vie nouvelle par le Saint-Esprit. (Jean 7.38,39)

- La condition posée par Jésus-Christ est absolue : il ne peut entrer dans le royaume de Dieu, par la simple raison que ce royaume est spirituel et que ceux-là seuls qui sont nés de l'Esprit sont capables d'en jouir.

- Cette parole de Jésus renferme toute la profonde vérité que le baptême chrétien symbolisera plus tard, (Matthieu 28.1 ; 9 ; 3.5) mais elle ne traite point encore formellement de ce rite. Il en est de même de son enseignement sur la nécessité de "manger sa chair et de boire son sang," (Jean 6.52 et suivants) où il ne parle pas proprement de la cène, qui n'avait point encore été instituée, mais où il présente à ses auditeurs la vérité éternelle d'une communion intime et vivante du fidèle avec le Sauveur, vérité qui sera un jour figurée dans la cérémonie de la sainte cène.

 

Note de la Bible d'étude MacArthur (sur Jean 3:5) :

3:5 naît d'eau et d'Esprit. Jésus ne pas ici litt. de l'eau mais du besoin de purification (p. ex. Ez 36:24-27). Dans l'A.T., l'eau désigne habituellement au figuré le renouvellement ou la purification spirituelle, surtout si l'"Esprit" y est associé (No 19:17-19; Ps 51:11-12; Es 32:15; 44:3-5; 55:1-3; Jé 2:13; Joël 2:28-29). Jésus faisait ainsi allusion à la purification spirituelle de l'âme, accomplie par le Saint-Esprit au travers de la Parole de Dieu au moment du salut (cf. Ep 5:26; Tite 3:5) et nécessaire pour appartenir au royaume.